Quand on évoque la Première guerre mondiale, on parle stratégie et armement, on parle tragédie et courage, mais on parle aussi littérature et cinéma. Cette sombre période fut souvent décrite par le 7ème art, sous des angles variés. Concernant l’immédiat après-guerre, au tout début des années 1920, un des films référence est « La Vie et rien d’autre » de Bertrand Tavernier, sorti en 1989, qui met en scène deux femmes (Sabine Azéma et Pascale Vignal) recherchant leur compagnon et qui rencontrent le Commandant Dellaplane (Philippe Noiret), chargé de retrouver les soldats morts ou vivants disparus au front, et si possible de leur donner un nom.
Dans l’aventure du « Manuscrit perdu », ce n’est pas un homme qu’on recherche, mais on est finalement à la poursuite des mêmes choses, de souvenirs pas encore perdus pour pouvoir enfin se tourner vers l’avenir. Si le chef-d’œuvre de Tavernier inspira l’histoire vécue par Marius, il est une scène de ce film qui est modestement reprise dans l’une des énigmes, celle du « gisement », où des familles viennent examiner divers objets disposés sur des tables afin d’en reconnaître ayant appartenu à un proche et parvenir ainsi à identifier et rapatrier le corps du défunt.
« Le Manuscrit perdu » est dédié à la mémoire de Bertrand Tavernier et de son Capitaine Conan.
